• la verité sort des feutres des enfants

     

    La maitresse aurait-elle besoin d'aller chez le coiffeur ?


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  • Dans le silence et l'attention les plus délicieux (surtout par ces températures), j'annonce (en articulant et parlant assez fort à mon sens)

    - Mardi prochain, nous participerons à un tournoi de basket.

    En même temps qu'il lève la main, il pose sa question : 'Quel jour maitresse ?'

    Comment dire, plusieurs envies m'ont traversé l'esprit, je vous les livre dans le désordre :

    - répondre : 'mais t'es con ou quoi ?' - 'prochain' - 'Dans la proposition : la maitresse ne dit pas toujours que des conneries, qu'est-ce que tu ne comprends pas ?'

    - pleurer

    - partir en courant

    - mimer un mardi

     

    Ahahah, mais je ne suis plus une débutante.  'T'ai-je donné la parole ?' - 'non' - 'Dans l'information que j'ai donnée, de quel jour ai-je parlé ?' - 'mardi' - 'Est-ce que ce n'est pas la réponse à ta question ? - 'si'...

    pfffffffffffffffffffff, plus que la conjugaison des verbes faire/dire/aller/finir au présent (je laisse tomber le futur, le passé composé et l'imparfait), la découverte de l'adjectif qualificatif et son accord en genre et en nombre, la notion d'angle, la monnaie, les volumes simples (encore heureux), les tables de 4 et 5, l'intuition de la répartition (approche de la division) en 2 semaines ! Ca va être coton puisque nous en sommes à chercher la couleur du cheval blanc d'Henri IV... 


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  • « Le savoir est tout de même profondément lié au plaisir. Enfin, il y a certainement une façon d’érotiser le savoir, de rendre le savoir hautement, hautement agréable.

    Et ça que l’enseignement ne soit pas capable même de révéler cela, que l’enseignement a presque pour fonction de montrer combien le savoir est déplaisant, triste, gris, peu érotique, moi je trouve ça un tour de force. Mais ce tour de force, il a certainement sa raison d’être. Il faudrait savoir pourquoi est-ce que notre société a tellement intérêt à montrer que le savoir est triste.

    Peut-être précisément à cause du nombre de gens qui sont exclus de ce savoir. Imaginez que les gens aient une frénésie de savoir comme ils ont une frénésie de faire l’amour. Et ben, vous imaginez le nombre de gens qui se bousculeraient à la porte des écoles ? Mais ce serait le désastre social total, total. Il faut bien, si l’on veut restreindre au maximum le nombre de gens qui ont accès au savoir, le présenter sous cette forme parfaitement rébarbative et ne contraindre les gens au savoir que par des gratifications annexes, sociales qui sont précisément la concurrence ou les hauts salaires en fin de course, etc.

    Mais je crois qu’il y a un plaisir intrinsèque au savoir, une libido …* comme disent les savants. »

     

     

    Michel Foucault - Radioscopie - 1975

     

    Transcription perso, d’où le trou * : expression latine non reconnue


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  • Contexte :

    Période de météo au dessus de la normale saisonnière. Extirpation des vêtements plus légers procrastinée... au souvenir de l'étroitesse de leur taille. Ceci mis en parallèle du mariage à venir du frère de l'ours et de l'envie de me tailler un costume à ma mesure... Je me lance dans une couturade de pantalon.

    Réalisation :

    Dans l'objectif de m'entrainer pour une tenue un peu classounette, je me force à bien tout faire comme c'est écrit. Je n'achète pas du tissu d'ameublement dont le motif me plait (Scarlette, sors de ce corps), mais le tissu défini. Je prépare le tissu : trempage puis repasssage (alors que je ne repasse même pas les habits à mettre). Je place le patron sur le tissu en respectant le droit fil et non pas en mamaillant des bouts histoire de faire des économies de bout de tissu.

    L'air de rien, ça prend bonne allure. Les pièces s'assemblent pile poil, les coutures sont toutes en face les unes des autres. Je sens le regard admiratif d'Yves Saint-Laurent.

    Le choc :

    Au moment de poser la fermeture à glissière, premier essayage. QUI A MODIFIE LES REFERENCES DE TAILLE SUR LE PATRON ?

    J'ai passé 24 h à réfléchir où je pourrai bien récupérer quelques cm pour que je puisse porter ce pantalon...

    Que le coupable se dénonce !

    Alors faudra pas venir me dire qu'il y a un truc de travers !

     


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  • Dans les délires professoraux, il y

    - les bulletins (pas encore faits, sont pour demain...)

    - les idées qui sortent de l'ordinaire pour marquer les fêtes religio-traditionno-commercialo- casse-couillo.

    Pas que...

    - les moments d'extase totale quand en débat philo, les petits monstres respectent les prises de parole, s'écoutent et DISCUTENT sur des sujets comme la / les religion (s), croire ou pas, en qui, en quoi

    mais Pâ-ques.

    On peut aussi se faire sonner les cloches par E et N, à qui on fait remarquer que le règlement interdit de jouer au foot dans la cour. Dans un élan formateur et non réprobateur on demande : "Où avez-vous le droit de jouer au foot ?" s'attendant à une réponse serinée depuis le début de l'année : sur le plateau (accessible à tous au moment des récrés). Perdu !!! E est beaucoup plus joueur, il me répond 'Dans ton cul'. Une image sans doute déformée des œufs de Pâques, voir une acculturation un peu débridée ?


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